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Dans cette série d'articles sur l'hébergement,
nous allons tenter de répondre aux interrogations
que se posent éventuellement les webmasters ou les
responsables de site quant aux manipulations à effectuer
lors d'un changement d'hébergeur ou quant à
la gestion de son ou ses nom(s) de domaines.
Nous commençerons par une présentation du
système des noms de domaine.
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| Dépôt d'un nom
de domaine |
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Le dépôt d'un nom de domaine (par
exemple "supporttechnique.com", mais bien sûr
celui-ci est déjà pris...) s'effectue auprès
d'un "bureau d'enregistrement" ("registrar"
en anglais), organisme intermédiaire entre les demandeurs
(ou titulaires) de noms de domaine, et l'ICANN (Internet Corporation
for Assigned Names and Numbers), société à
but non lucratif responsable de l'allocation des adresses
IP dans le monde via le système des noms de domaine.
Il existe une centaine de registrars agréés
par l'ICANN. Citons par exemple CORE, ce dernier
étant par ailleurs une association de registrars.
Bien sûr, tout n'est pas si simple, car il est très
différent de vouloir déposer un nom de domaine
en .com, .net, .org (ou .biz, .info...) et de vouloir déposer
un nom de domaine en .fr par exemple.
Avant d'aller plus loin, penchons-nous plus précisément
sur l'organisation des noms de domaines dans le monde.
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| Les différents types
de domaines |
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Le Domain Name System (DNS)
est un répertoire distribué s'appuyant sur une
structure de noms hiérachisée. Le sommet de
la hiérachie est le domaine dit "racine"
(administré par l'ICANN), d'où partent des branches
qui sont les domaines dit "de niveau supérieur"
soit, en anglais, les Top Level Domains (TLDs). Des exemples
de TLDs sont .com, .org, .net, .fr, etc.
On distingue les gTLDs (generic Top Level Domains: les .com,
.org, .net, .biz, .info...) et les ccTLDs (country code Top
Level Domains: les suffixes nationaux que sont .fr, .ca, .nl,
.es, .it...).
Des TLDs partent de nouvelles branches qui sont les domaines
dit "de niveau inférieur" (supporttechnique.com
par exemple).
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| Résolution de noms |
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Le Domain Name System a été mis en place
pour identifier de manière plus simples les différents
sites web: il s'agit d'un système de "traduction"
des adresses IP, adresses attribuées de manière
unique à chaque machine connectée à
l'Internet (Les adresses IP sont en quelque sorte l'analogue
des numéros de téléphone).
L'opération de traduction est appelée la "résolution
du nom (de domaine)" et doit être parfaitement
maîtrisée (de même qu'un numéro
de téléphone doit bien aboutir à l'établissement
de la bonne communication). C'est le rôle de l'ICANN
que d'assurer le bon déroulement de la résolution
des noms.
Quand un internaute tape un nom de domaine dans son navigateur
(le client), celui-ci va envoyer une requête à
un serveur de noms local (serveur DNS local) pour lui demander
de trouver la bonne adresse IP (qui identifie parfaitement
le nom de domaine demandé).
Si le serveur local ne trouve pas l'adresse IP en son sein,
il va adresser lui-même une requête à
un serveur de noms racine (serveur DNS root), qui va lui
renvoyer l'adresse IP du serveur de nom desservant le TLD
demandé (.com par exemple).
En pratique cela n'est pas tout à fait vrai, voici
pourquoi:
- il existe 13 serveurs racines dans le monde, administrés
et coordonnés par l'ICANN, et contenant les adresses
IP des serveurs de noms (appelés "TLD registries",
eux mêmes administrés et coordonnées
par des organismes différents: InterNIC pour les
domaines en .com, .org, .net; organisations nationales,
telles l'AFNIC en France, pour les ccTLD comme .fr) desservant
les différents TLDs;
- si toutes les requêtes (des centaines de milliards
par jour!) étaient adressées directement aux
serveurs racines, les performances chuteraient considérablement;
- aussi, il existe des centaines de DNR (Domain Names Resolvers)
qui copient régulièrement les informations
des serveurs racines, et sont utilisés pour traiter
les requêtes théoriquement adressées
aux serveurs racines (les DNR sont distribués pour
servir au mieux les différents fournisseurs d'accès
et réseaux instutionnels dans le monde).
Donc, le serveur DNS local ayant reçu l'adresse IP
du TLD registry concerné (par exemple .com), va alors
contacter ce dernier (en lui envoyant une requête),
qui va lui répondre avec l'adresse IP du serveur
de nom desservant le domaine "de niveau inférieur"
demandé (par exemple supporttechnique.com).
Le DNS local va envoyer une nouvelle requête à
ce dernier serveur de noms, qui va lui renvoyer l'adresse
IP du nom de domaine entier (par exemple www.supporttechnique.com,
ou ticket.supporttechnique.com): la résolution de
noms est effectuée.
Tout cela est bien compliqué ? Oui, mais terriblement
efficace, et permettant d'assurer l'intégrité
du système entier des noms de domaines.
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| Changement de registrar et
changement d'hébergeur |
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Une fois un nom de domaine déposé auprès
d'un registrar (et les démarches effectuées
auprès de l'organisme national concerné dans
le cas d'un nom de domaine dont le suffixe est un ccTLD),
on peut vouloir transférer l'enregistrement vers
un autre registrar. Nous verrons dans un prochain article
comment se déroule la procédure.
Plus fréquemment, on voudra changer d'hébergeur,
et il faudra transférer non plus l'enregistrement
du nom de domaine mais les destinations des requêtes
vers ce nom de domaine. Nous allons clarifier ce point.
Si l'on possède un nom de domaine, on figure en tant
que contact administratif de ce nom de domaine déposé
auprès du registrar. A ce titre, il nous est possible
de modifier les "DNS" faisant autorité
sur ce domaine.
Par "DNS", on entend ici par abus de langage (Domain
Name Server au lieu de Domain Name System) les informations
faisant état de l'adresse IP et du nom d'hôte
(qui n'est rien d'autre qu'un nom de domaine préfixé)
du serveur de nom primaire, et les informations faisant
état de l'adresse IP et du nom d'hôte du serveur
de nom secondaire. La différence entre les deux est
la suivante: le serveur secondaire tient lieu de "roue
de secours" si, par exemple, le serveur primaire tombe
en panne.
Lors d'un changement d'hébergeur avec transfert de
nom de domaine (non un transfert d'enregistrement mais un
transfert DNS), il faudra modifier ces "DNS" pour
que les requêtes portant sur le nom de domaine que
l'on possède pointent vers le serveur de noms correspondant.
Cette modification sera répercutée ensuite
sur les serveurs de noms de domaine "de niveau supérieur"
(TLDs). Un certain laps de temps s'écoule (24-48H
en général) avant que tous les serveurs DNS
de la planète aient bien pris en compte la modification:
cela est compréhensible une fois que l'on sait par
quelle méthode itérative la résolution
de noms s'effectue.
Un prochain article se penchera plus en avant sur les registrars
et la base whois, afin de mieux comprendre comment sont
enregistrés les noms de domaines. Par ailleurs, il
nous reste à explorer la configuration d'un serveur
DNS, et à préciser notamment la notion de
"domaine virtuel". Enfin, nous aborderons des
cas pratiques pour souligner comment l'hébergement
peut influer grandement sur les performances de votre site,
et pourquoi il est nécessaire de bien connaître
et maîtriser les procédures de gestion de son
nom de domaine lorsque le service n'est pas à la
hauteur des attentes.
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